Des pays s’unissent pour protéger l’environnement mondial

26 Apr 2018

Des pays s’unissent pour protéger l’environnement mondial

Press Release
26 Apr 2018
quetzal
Près de 30 pays ont promis 4,1 milliards de dollars au Fonds pour l'environnement mondial afin de mieux protéger l'avenir de la planète et le bien-être humain.

Des pays s’engagent à verser 4,1 milliards de dollars au Fonds pour l’environnement mondial

Près de 30 pays ont annoncé des contributions d’un montant total de 4,1 milliards de dollars en faveur du Fonds pour l’environnement mondial (FEM), pour aider à mieux protéger l’avenir de la planète et le bien-être des humains. Face à la détérioration de l’état de l’environnement mondial, le FEM a reçu un soutien important au titre de son nouveau cycle quadriennal d’investissement (FEM-7) afin d’aider à protéger les forêts, les terres, l’eau, le climat et les océans, bâtir des villes vertes, protéger la faune menacée, et s’attaquer aux nouvelles menaces qui pèsent sur l’environnement, à l’exemple de la pollution des mers par les déchets plastiques.

« Nous nous félicitons de l’issue des négociations ; elle est entièrement à la hauteur des priorités des États », se réjouit Isabella Lovin, vice-Première ministre et ministre du Climat de la Suède, qui a accueilli la réunion des bailleurs de fonds ce jour. Et d’ajouter : « Par ailleurs, les méthodes de travail du Fonds ont été renforcées, ce qui oriente davantage son action stratégique sur le climat et lui apporte des ressources accrues, notamment pour les interventions dans les domaines de la biodiversité, des substances chimiques et des déchets. »

« Une nette majorité de bailleurs de fonds a revu à la hausse l’aide apportée au FEM, ce qui dénote l’urgence de l’action mondiale en faveur de l’environnement et la confiance placée dans l’institution pour contribuer à s’attaquer au problème et à obtenir des résultats encore meilleurs », déclare Naoko Ishii, directrice générale et présidente du FEM. « Nous devons nouer des partenariats qui aideront à transformer les systèmes alimentaires, urbains et énergétiques d’une manière intégrée. FEM-7 est justement taillé à cette mesure », ajoute-t-elle.

Déterminé à axer particulièrement son action sur les causes de la dégradation de l’environnement, l’égalité des sexes et une collaboration plus étroite avec le secteur privé, le FEM est maintenant paré pour obtenir de bien meilleurs résultats et optimiser ses ressources : La nouvelle stratégie double la cible concernant la réduction des émissions de gaz à effet de serre par rapport au cycle de refinancement précédent, et elle relève de près de 50 % les cibles liées à la protection de la biodiversité et des écosystèmes précieux.

« Au cours des 25 dernières années, le FEM a été un mécanisme essentiel à la résolution des problèmes environnementaux sur le plan multilatéral et son action a eu un grand impact », souligne Axel van Trotsenburg, vice-président de la Banque mondiale pour le Financement du développement et coprésident de la réunion de reconstitution des ressources du FEM. « Aujourd’hui, la communauté internationale a une fois de plus accordé un vote au FEM en approuvant une enveloppe financière de 4,1 milliards de dollars pour les quatre prochaines années. Grâce à ce mandat renouvelé, le Fonds sera en mesure de continuer à jouer son important rôle d’investisseur à impact dans les programmes environnementaux du monde entier. »

Les nouvelles ressources financières aideront les pays à s’acquitter des obligations qui leur incombent en vertu de divers accords multilatéraux sur l’environnement, notamment la Convention de Minamata sur le mercure adoptée récemment, les trois Conventions de Rio sur la biodiversité, le climat et la dégradation des sols, et la Convention de Stockholm. En outre, une grande place est faite aux financements en faveur des pays les moins avancés et des petits États insulaires en développement.

« La Côte d’Ivoire est heureuse d’endosser à nouveau un rôle de bailleur de fonds contribuant à FEM-7. La première grande conférence du FEM s’est tenue à Abidjan en décembre 1992 sous la houlette de S.E.M. Alassane Ouattara, alors Premier ministre de la Côte d’Ivoire. Cette fois-ci, en qualité de président de la République, il a contribué au retour de la Côte d’Ivoire comme bailleur de fonds pour FEM-7 », se félicite Adama Koné, ministre de l’Économie et des Finances de la Côte d’Ivoire. « La Côte d’Ivoire accueille favorablement et soutient fermement les programmes et stratégies à impact de FEM-7 visant à répondre aux préoccupations des pays bénéficiaires tout en maximisant les effets positifs pour l’environnement mondial », poursuit-il.

Ces dernières années, les pays du monde entier ont accordé leurs violons sur les objectifs mondiaux du Programme 2030 et sur l’Accord de Paris, revoyant à la hausse l’ambition et l’action nécessaires pour placer la planète sur une trajectoire durable. FEM-7 est le premier cycle de refinancement du FEM intervenant après ces accords historiques et représente un autre signe que le monde réagit.

« Le nouveau cap que le Fonds pour l’environnement mondial met sur la transformation des systèmes alimentaires, la gestion durable des forêts et les villes n’est pas seulement bénéfique pour la planète et le bien-être humain, il constitue aussi une opportunité énorme pour les affaires », fait observer Paul Polman, PDG d’Unilever. C’est un moment intéressant pour le FEM, qui s’attaque à des problèmes complexes en préconisant une collaboration plus étroite avec le secteur privé. Les entreprises peuvent aider à innover, à financer et à mettre à l’échelle des solutions pour la durabilité environnementale, ce qui peut en retour ouvrir plus de perspectives meilleures pour une croissance inclusive. »

FEM-7, qui arrive à un moment crucial pour le monde, contribuera à faire en sorte que les espoirs et les aspirations de millions de personnes soient comblés sans pousser la Terre à un point de rupture.

« Les pays ont confié un rôle central au Fonds pour l’environnement mondial, celui d’aider à transformer nos économies et à sauvegarder les biens communs mondiaux, notamment les terres, les mers et l’atmosphère que nous avons en partage, et les écosystèmes qu’ils abritent », souligne Nicholas Stern, président du Grantham Research Institute on Climate Change and Environment de la London School of Economics. « Protéger et entretenir nos biens communs et écosystèmes mondiaux est un impératif fondamental pour la croissance durable et la réduction de la pauvreté. Aucune autre forme de croissance ne peut durer. C’est ainsi que se définit la croissance du XXIe siècle. Les 15 prochaines années détermineront l’avenir du monde pour le reste du siècle et au-delà. Énorme est le coût de l’inaction. Félicitations à l’ensemble du réseau du FEM pour l’adoption de ce nouveau programme d’action ambitieux. »

La reconstitution de FEM-7 sera officiellement conclue lors de la prochaine Assemblée du FEM qui aura lieu les 27 et 28 juin à Da Nang, au Viet Nam.

La quatrième réunion de reconstitution de FEM-7 a eu lieu à Stockholm en Suède le 25 avril 2018.

Pour en savoir plus sur la reconstitution de FEM-7, rendez-vous sur : https://www.thegef.org/events/gef-7-replenishment

Contact : Robert Bisset, Chef de la communication du FEM, rbisset@thegef.org, +1 2024159646 https://www.thegef.org, @theGEF

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